| |
Premiers pas dans l'édition.
Février 2005, le premier livre publié par les Déjeuners sur l'herbe sort : le printemps est tout nu au Paradis Perdu écrit par l'ami Philippe Colpaert... Le vernissage de ce premier ouvrage ne pouvait se faire qu'au Paradis Perdu, maison d'artiste d'Alain Thielemans. D'où est venue cette envie de faire des livres ? D'abord par le métier de graphiste et puis l'amour des mots, mais surtout le texte de Philippe qu'on a pu jouer "en vrai" en avril 2004 en une représentation délirante sur les lieux mêmes du Paradis Perdu, montée par l'asbl ArvouArnou (à noter que les relations – et même les amalgames – des "Déjeuners" avec ArvouArnou sont indiscutables et parfois incontournables : pour en savoir plus sur ArvouArnou, voyez la page spéciale).
Dans le même temps, j'ai rencontré Jean-Pierre Spilmont pour avoir mis en scène une de ses pièces de théâtre dans le cadre d'ArvouArnou (encore !) et à laquelle il était invité en tant qu'auteur. C'était en hiver 2004 : L'hiver nous descend lentement sur l'épaule… De fil en aiguille, il me proposa, lorsqu'il apprit mon envie d'éditer, Retable. Petite suite flamande, texte si magnifique qu'on aurait goût à traverser la Flandre pour la photographier ou mieux s'y plonger tout entier. La sortie s'est faite en mars 2005 dans les locaux du Factory Studio (autre lieu de magie culturelle).
Le plaisir d'abord.
Deux livres cousus main plus tard, les textes se présentaient presque naturellement. Pierre II et les chroniques du septième ange, grand texte de théâtre s'il en est, est venu de Claude Aubert, l'ami d'une amie, celui qui vient de Paris en passant par la montagne et Anvers, celui qui en a tant vécu et qui nous offre un texte somptueux. Il faut juste trouver le metteur en scène assez culotté pour le monter et cela fera de l'extraordinaire ! Appel lancé !
Isabelle Bats, par contre, m'a trouvé par hasard. Elle m'a "confié" son carnet de voyage et je l'ai trouvé original et plein de subtilités, de non-dit et de supposés. Poésie, c'est difficile, la poésie... et en même temps, la poésie c'est la liberté ! Entre autres choses… puisqu'elle chante et "comédie" aussi !
L'année 2005 fut grandiose pour un homme seul. 5 livres sont sortis, le cinquième étant Le petit cri têtu du perce-neige de Paul André, un poème tout en douceur et en attente. Du Paul André quoi ! Du Paul que je connais depuis 30 ans et avec qui j'ai pu faire des spectacles chantés et pour qui j'ai pu illustrer un de ses livres à l'époque.
2006 Un livre seulement. Mais ...
Mais le premier recueil de nouvelles : La Planète verte et autres histoires brèves d'Arcangelo Petrantò. Les nouvelles proposent un format de lecture qui m'intéresse bien : ni court, ni long, on prend, on passe, on revient et en fin de compte, c'est du pur plaisir…
2007 Trois c'est mieux.
Oui, un, c'est peu. L'équilibre pour une toute petite maison comme "Les déjeuners...", ce sont trois livres par an. 2007 fut inspiré : haïkus, poésie et nouvelles !
Les haïkus de Paul Bergèse, Pour un peu de chaud… sont autant de petits instants fragiles et naturels, illustrés par Iris, 9 ans qui y jette son regard d'enfant.
Les poèmes à quatre mains de Sonia Perbal et Christophe Brichant, Droit de cité, sont de merveilleux cadeaux d'amours. De plus illustrés par Gérard Haton-Gauthier !
Et enfin, les nouvelles de Corinne Poncin, Tumultes et dérisions, apportent le plaisir d'une écriture pointue, précise, incisive... pour des histoires sans concessions.
2008… J'avais dit trois et...
Nous y voilà... Le hasard est toujours un allié ! 2008 est une année consacrée à la poésie. Je ne le fais pas exprès, cela se présente ainsi...
Jean-François Bruneau, rencontré lors d'un Salon "Tournai la page", me convainc d'un recueil, Entre les tours de Brux' et Gand. L'histoire fait qu'Emilia Jeanne, illustratrice, se prend au mot et au fusain. L'un et l'autre ne se connaissent pas, ne se sont jamais rencontrés, ils jouent une partition différente mais tellement complémentaire. Résultat : 2 livres en dialogue... l'un de mots, l'autre d'images...
Deuxième grande surprise de l'année : Jacques Mercier m'avait proposé Proche des larmes. Combien de raisons avais-je d'éditer son recueil ? En réalité toutes, parce que je me sentais très proche de certains poèmes, parce que Jacques écrit avec un simplicité qui lui ressemble, parce qu'il veut défendre la poésie, parce qu'il est mouscronnois et que j'ai un lien personnel avec lui, parce que... parce que... voilà pourquoi je suis ravi !
|
|